ID AIE
Fuyons de ce séjour au Scythe abandonné.
4l6 L'ORPHELIN DE Li CHINE.
ÉTAN.
Vous êtes observés ; la fuite est impossible; Autour de notre enceinte une garde terrible Aux peuples consternés offre de toutes parts Un rempart hérissé de piques et de dards. Les vainqueurs ont parlé ; l'esclavage en silence Obéit à leur voix dans cette ville immense ; Chacun reste immobile et de crainte et d'horreur Depuis que sous le glaive est tombé l'empereur.
Il n'est donc plus !
O cicux !
ÉTAN.
De ce nouveau carnage Qui pourra retracer l'épouvantable image? Son épouse, ses fils sanglants et déchirés... O famille de dieux sur la terre adorés ! Que vous dirai-je? hélas! leurs têtes exposées Du vainqueur insolent excitent les risées , Tandis que leurs sujets, tremblant de murmurer, Baissent des yeux mourants qui craignent de pleurer. De nos honteux soldats les alfanges^ errantes A genoux ont jeté leurs armes impuissantes. Les vainqueurs fatigués dans nos murs asservis, Lassés de leur victoire et de sang assouvis, Publiant à la fin le terme du carnage , Ont, au lieu de la mort, annoncé l'esclavage. Mais d'un plus grand désastre on nous menace encor ; On prétend que ce roi des fiers enfants du Nord , Gengis-kan, que le ciel envoya pour détruire,