ACTE I, SCÈNE m. 4X
Dont les seuls lieutenants oppriment cet empire , Dans nos murs autrefois inconnu , dédaigné, Vient, toujours implacable, et toujours indigné, Consommer sa colère et venger son injure. Sa nation farouche est d'une autre nature Que les tristes humains qu'enferment nos remparts : Ils habitent des champs, des tentes et des chars6; Us se croiraient gênés dans cette ville immense; De nos arts, de nos lois la beauté les offense. Ces brigands vont changer en d'éternels déserts Les murs que si long-temps admira l'univers.
IDAMÉ
Le vainqueur vient sans doute armé de la vengeance. Dans mon obscurité j'avais quelque espérance ; Je n'en ai plus. Les cieux, à nous nuire attachés, Ont éclairé la nuit où nous étions cachés. Trop heureux les mortels inconnus à leur maître !
z AMTI.
Les nôtres sont tombés : le juste ciel peut-être Voudra pour l'orphelin signaler son pouvoir: Veillons sur lui ; voilà notre premier devoir. Que nous veut ce Tartare ?
O ciel, prends ma défense !