‹ Théâtre de VoltaireChapitre 249 sur 339 · ACTE I, SCÈJNIi V · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈJNIi V

ZAMT1.

Ah ciel ! Eh quoi ! vous voudriez Voir du fils de mes rois les jours sacrifiés?

Non , je n'y puis penser sans des torrents de larmes , Et si je n'étais mère, et si, dans mes alarmes, Le ciel me permettait d'abréger un destin Nécessaire a mon fils élevé dans mon sein , Je vous dirais : Mourons , et , lorsque tout succombe , Sur les pas de nos rois descendons dans la tombe.

ZAMTI.

Après l'atrocité de leur indigne sort , Qui pourrait redouter et refuser la mort ? Le coupable la craint, le malheureux l'appelle, Le brave la défie, et marche au-devant d'elle; Le sage, qui l'attend, la reçoit sans regrets8.

Quels sont en me parlant vos sentiments secrets ? Vous baissez vos regards , vos cheveux se hérissent , Vous pâlissez, vos yeux de larmes se remplissent : Mon cœur répond au vôtre; il sent tous vos tourments. Mais que résolvez-vous ?

De garder mes serments.

Auprès de cet enfant, allez, daignez m'attendre.

idamI Mes prières, mes cris, pourront-ils le défendre?

4^o l'orphelin de la. chine.

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