‹ Théâtre de VoltaireChapitre 275 sur 339 · OCT AR · texte numérisé non relu

OCT AR

Pouvez-vous de ce peuple admirer la faiblesse?

Quel mérite ont des arts enfants de la mollesse,

Qui n'ont pu les sauver des fers et de la mort?

Le faible est destiné pour servir le plus fort:

Tout cède sur la terre aux travaux, au courage;

Mais c'est vous qui cédez, qui souffrez un outrage,

Vous qui tendez les mains, malgré votre courroux,

A je ne sais quels fers inconnus parmi nous;

Vous qui vous exposez à la plainte importune

De ceux dont la valeur a fait votre fortune.

Ces braves compagnons de vos travaux passés

Verront-ils tant d'honneurs par l'amour effacés?

Leur grand cœur s'en indigne, et leurs fronts en rougissent;

Leurs clameurs jusqu'à vous par ma voix retentissent;

Je vous parle en leur nom comme au nom de l'état.

Excusez un Tartare, excusez un soldat

Blanchi sous le harnais et dans votre service,

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