‹ Théâtre de VoltaireChapitre 301 sur 339 · A GL A É · texte numérisé non relu

A GL A É

Il est vrai , je ne le veux pas.

anitu s.

Songez-vous bien à l'affront que vous me faites? Je vois trop que Socrate me trahit ; c'est lui qui dicte votre réponse; c'est lui qui donne la préférence à ce jeune Sophronime, à mon indigne rival, à cet impie...

AGLAÉ

Sophronime n'est point impie; il lui est attaché dès l'enfance; Socrate lui sert de père comme à moi. Sophronime est plein de grâces et de vertus. Je l'aime, j'en suis aimée : il ne tient qu'à moi d'être sa femme; mais je ne serai pas plus à lui qu'à vous.

a put us.

Tout ce que vous me dites m'étonne. Quoi ! vous osez m'avouer que vous aimez Sophronime ?

AGLAÉ

Oui, j'ose vous l'avouer, parceque rien n'est plus vrai.

A NI TUS

Et quand il ne tient qu'à vous d'être heureuse avec lui, vous refusez sa main ?

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