‹ Théâtre de VoltaireChapitre 304 sur 339 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

SOCRATE, SOPHRONIME, AGLAÉ.

SOPHRONIME.

O Socrate! mon maître, mon père! je me vois ici le plus infortuné des hommes, entre les deux êtres par qui je respire : c'est vous qui m'avez appris la sagesse; c'est Aglaé qui m'a appris à sentir l'amour. Vous avez donné votre consentement à notre hymen : la belle Aglaé, qui semblait le désirer, me refuse; et, en me disant qu'elle m'aime, elle me plonge le poignard dans le cœur. Elle rompt notre hymen, sans m 'apprendre la cause d'un si cruel caprice : ou empêchez mon malheur, ou apprenez-moi, s'il est possible, à le soutenir.

soc R ATE.

Aglaé est maîtresse de ses volontés; son père m'a

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