‹ Théâtre de VoltaireChapitre 91 sur 339 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

MADAME DURU , sortant d'un côté avec MARTHE ; LE MARQUIS, sortant de l'autre avec ÉRISE ; M. DURU,

M. GRIPON, DAMIS.

MADAME DURU, dans le fond.

Mon carrosse est-il prêt?

D'où vient donc tout ce bruit?

LE MARQUIS

Ah ! je vois ce que c'est,

MARTHE

C'est mon questionneur.

LE MARQUIS

Oui, c'est ce vieux visage , Qui semblait si surpris de notre mariage.

MADAME DURU

Qui donc?

LE MARQUIS

De votre époux il dit qu'il est agent.

M. DURU, en colère, se retournant.

Oui, c'est moi.

MARTHE

Cet agent paraît peu patient.

MADAME DURU, avançant.

Ali! que vois-je?quels traits! c'est lui-même! et mon aine...

M. DURU

Voilà donc à la fin ma coquine de femme !

Oh! comme elle est changée! elle n'a plus, ma foi,

De quoi raccommoder ses fautes près de moi.

MADAME DURU

Quoi ! c'est vous , mon mari , mon cher époux !

DAMIS, ÉR1SE, LE MARQUIS, ensemble.

Mon père !

MADAME DURU

Daignez jeter, monsieur, un regard inoins sévère Sur moi, sur mes enfants, qui sont a vos genoux.

LE MARQUIS

Oh ! pardon : j'ignorais que vous fussiez chez vous»

M. DURU

Ce matin...

LE MARQUIS

Excusez; j'en suis honteux dans rame.

Et qui vous aurait cru le mari de madame?

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