ACTE III, SCÈNE V. 1 1\ I
Et qui Fensevelit est mauvais citoyen; Il fait tort à l'état, il s'en fait à soi-même. Faut-il , sur son comptoir, l'œil trouble et le teint blême, Manquer du nécessaire auprès d'un coffre-fort , Pour avoir de quoi vivre un jour après sa mort? Ah! vivez avec nous dans une honnête aisance. Le prix de nos travaux est dans la jouissance : Faites votre bonheur en remplissant nos vœux. Etre riche n'est rien, le tout est d'être heureux.
M. DU RU
Le beau sermon du luxe et de l'intempérance! Gripon, je souffrirais que, pendant mon absence, On dispose de tout, de mes biens, de mon fils, De ma fille !
MADAME DU RU
Monsieur, je vous en écrivis :
Cette union est sage, et doit vous le paraître; Vos enfants sont heureux, leur père devrait l'être.
M. DURU
Non; je serais outré d'être heureux malgré moi : (Test être heureux en sot de souffrir que, chez soi, Femme, fils, gendre, fille, ainsi se réjouissent.
MADAME DURU
Ah ! qu'à cette union tous vos vœux applaudissent !
M. DURU
Non, non , non, non; il faut être maître chez soi.
MADAME DURU
Vous le serez toujours.
ÉRISE.
Ah ! disposez de moi.
l/p. LA FEMME QUI A RAISON,
MADAME DURÏ1.
Nous sommes à vos pieds.
D AMIS
Tout ici doit vous plaire; Serez-vous inflexible?
MADAME DURU
Ah , mon époux !