ACTE III, SCÈNE V. l/j
MADAME DU RU
Eh bien ! vous rende*- vous ?
M. DUR U
Ça, mes enfants, ma femme, Je n'ai pas, dans le fond, une si vilaine aine. Mes enfants sont pourvus; et, puisque de son bien, Alors que l'on est mort , on ne peut garder rien , Il faut en dépenser un peu pendant sa vie: Mais ne mangez pas tout, madame, je vous prie.
MADAME DU RU
Ne craignez rien, vivez, possédez, jouissez...
M. DU RU
Dix fois cent mille francs par vous sont-ils placés?
MADAME D U R U
En contrats, en effets, de la meilleure sorte.
En voici donc autant qu'avec moi je rapporte.
( Il veut lui donner son porte-feuille , et le remet dans sa poche. ) MADAME DURU.
Rappoi'tez-nous un cœur doux, tendre, généreux; Voilà les millions qui sont chers à nos vœux.
M. DURU
Allons donc; je vois bien qu'il faut avec constance Prendre enfin mon bonheur du moins en patience.