‹ Théâtre des boulevards. Réimprimé pour la premìere fois et précédé d'une notice (volume 2)Chapitre 61 sur 137 · SCENE VIL · texte numérisé non relu

SCENE VIL

LEANDRE Seill.

QUI est-ce que je suis, où est-ce que je vas, qu'est-ce que je dis, et qu'ai-je entendu et apperçû, quel coup d'éclat, vapoureux vient de tomber et couler sur moi. Monsieur Cassandre, Isabelle auroit-elle oublié que c'est moi-même qui lui ai fait l'enfant qu'elle porte avec elle dans ses entrailles, ou plutôt suis-je le dindon de cette affaire, le ciel, mer.

Leandre

queux terribles soupçons, Isabelle perfide vous mocqueriez-vous t'avec Gilles de ma mine de fève : oui je le vois, ils s'adorent, il aura z'été heureux conjointement avec moi, z'Isabelle m'aura trahie, Gilles aura trempé là-dedans : pour ce qui est à Tégard de l'enfant, nous sommes à deux de jeu, mais elle trouve sa commodité à z'avoir Gilles pour son mari, et via ce qui la détermine à lui faire dire à son père que c'étoit Gilles tout seul qui avoit recueilli les faveurs de ses tendres embrassemens, et à lui laisser toujours croire que j'étois un hongre, mais que plutôt l'un z'et l'autre et le plus affreux poison, meurent et périssent.

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