AMBASSADEUR
cP*A%JleDE.
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SCEXE PREMIERE.
CASSANDRE Seill.
Certainement je suis heureux, tout comme on n'a point le bonheur d'être fortuné. Drès les plus jeunes années de mon enfance, j'ai toujours eu envie de m'avancer. Arlequin... mais grâces à Dieu .. Arlequin... ses nouvelles sont si bonnes aujourd'hui.... Arlequin.... que je n'aurai bien-tôt plus rien à désirer.
Ire
Aiaraut D . irgamelle après
lui.
»R! IW/.
\ n ; le diable voua em-
. ne scauroit dormir ici
c heures .
Viens, j'ai Ul particulier : Jean Broche, mon bon
ami.
m'.\ dit comme
Eh bic: • otre tille
vou>: > pas
cela avant lui î
RE
trompes; la Perse est une Islc. Tu -: qu'une Islc !
Ambassadeur. 243
ARLEQUIN
Oui, Monsieur, je vais souvent à l'Isle d'Amour qui est un cabaret ici près.
CASSANDRE
Ce n'est pas tout-à-fait cela; mais il suffit que je te dise, que je prétens y marier ma fille. Tu sçais que depuis quarante ans j'écris les nouvelles à la main, et je n'ai jamais manqué de dire du bien du Roi de Perse: j'ai appris qu'il étoit victorieux de celui qui vouloit le désentrôner; et comme il est veuf par la mort de toutes les femmes que la peste a emportées, je veux l'aller trouver et lui présenter ma fille ; sa reconnoissance la lui fera accepter, et nous voilà tous heureux tout du premier coup.
ARLEQUIN
Diable! je ne croyois pas que la peste qui vous crève, fut bonne à quelque chose ; ma fortune sera donc faite aussi ?
CASSANDRE
Sans doute, tu ne te repentiras pas de m'avoir suivi.
ARLEQUIN
Non vraiment, Monsieur, vous sçavez aussi que faute de mieux, je vous ai toujours été fort attaché, et si vous ne m'avez pas donné un sol...
ire ME.
uru.