ME
i. ma fi;;
- l'ai ;. l'obeiii.
«.jiijnJ ton pere ne nt.
Ambassadeur. 245
Pour ce qui est de ma fantaisie, je le fais toujours fort aisément.
CASSANDRE
Ah ça, parlez-moi tout de même comme à Monsieur votre Confesseur. Vous connoissez Monsieur Liandre?
ISABELLE
Je l'ai vu une fois à Vaugirard, et pour le tems que je l'ai entretenu, il m'a paru assez adorable; il a des manières fort agriables, certainement c'est un fort biau Gentishomme.
CASSANDRE
Est-ce que vous l'aimeriez ?
ISABELLE
Quand je vous dis qu'il me rôdoit, vous me dites qu'une fille est un trebuchet qu'il faut qu'il s'ouvre aux amans qui z'ont de quoi. Ah Dame, comme il est Archer de l'Ecuelle et qu'il a quarante-cinq sols par jour à dépenser, je vis bien qu'il falloit que le trebuchet s'ouvrasse pour lui : c'est pourquoi drés la première fois, je me laissai tourner sans rien dire; et quand il me glissa quelque chose de fiançailles, ça fit qu'il in-
sinua tout ce qu'il voulut «ans que je m'v opposisso ie 11 z'obeissanec pour
permission
RE
: : bien, mais qu'arriva-t-il : [a part. Je suis troublé de la peur qui m'effra
| zrt.
Je vois bien qu'il faut que je mente à mon cher |
CA3SA.NDRE.
■ donc, qu'en arriva-t-il :
IS4BELLK.
Il me jura qu'il m'aimoit beaucoup et qu'il étoit bien-aise de ce qu'il n'y avoit pas tema que j'étois pucellc, parce qu'il vouloit être mon époux.
CASSANDRK.
Je suis fort aise qu'il n'ait pas été plus avant.
ISM1F.L1.E.
Ah. mon cher perc! Monsieur Liandre est fort respectueux auprès des Dames; pourquoi moi qui suis une pauvre 611e toute innocente, je tf ( E qu'il a, je ne -
. lui manque; ainsi si c'est votre le prendrai fort bien dans l'étal où il est.
Ambassadeur. 247
CASSANDRE
Comme vous avez la conception fort aisée, j'ai toujours craint, s'il venoit ici queuqu'amant, qu'il n'y parût; mais puisqu'il n'y a rien de fait, quand M. Liandre reviendra, il faudra lui fermer la porte au nez.
ISABELLE
Est-ce que vous me défendez de le voir?
CASSANDRE
Non vraiment, il ne faut plus lui parler de votre vie, et vous ne manquerez pas de lui dire, tout aussi-tôt que vous le verrez, qu'il est un imposteur, que ce n'est pas pour lui que votre four chauffe. Le Roi m'attend à Hispaham, je veux vous y établir.
Isabelle pleurant.
Mon cher père, est-ce qu'on vous a mal parlé de mon comportement que vous voulez m'envoyer au Mississipi:" Encore si quelqu'un se plaignoit de moi; mais je n'ai jamais fait de l'escandale, j'ai toujours tricoté dans ma chambre.
CASSANDRE
Fort bien; mais dans cinq ou six jours nous serons aux Antipodes, il n'y a qu'un pas de-là à Ispaham; quans nous serons ar-
. \ous et moi, je von* :
us dis rien en
I arr.ing .
ISAM
Jt l'attendre que la
.nie plus nos ■
; z'il vaut
Il der-
ntis-
•nc je ne
nent. il ne put me dire
que ' et une bredouille
une prom d du prive, et j'ai . nenne.
OHE.
Q| icnt vous est-il donc .mie l'Isabelle! i
- le cul le premier ?
Ambassadeur. 249
ISABELLE
Ah biau Liandre! secourez-moi dans mes afflictions! Je suis une pauvre fille dont son cher Père veut tourmenter les affections; il veut me mener en Perse.
Je vous y mettrai bien sans qu'il s'en mêle; il ne faut pas le croire, charmante z'Isabelle, et j'espère que vous n'hésiterez pas sans aucun doute.
Isabelle soupirant.
J'aimerois cent fois mieux tomber avec vous, que d'être droite sur mes pieds avec un autre.
leandre.
Je remercie tous les jours mon bon Ange de l'envie qu'il me ht avoir de vous violer à Vaugirard; car il est vrai charmante z'Isabelle, que sans un bonheur aussi favorable, je n'aurois peut-être jamais profité de votre bienveillance.
ISABELLE
Vous portez une corporance si avenante.
Je compte que mon petit sçavoir faire sera bien mieux à votre point, quand nous au- II. 11.
Je
i eu mal au ce
*r il
ait 11 coin
» l« mime nich. >rd.
A mbassadeur.
Ça ne seroit pas de refus, biau Liandre, n'étoit la z'honorable compagnie à qui nous devons donner une image d'un parfait modèle d'amour, et puis la modestie
LEANDRE
Pourquoi être modeste mal à propos? un bon mariage payera tout.
Oui le nôtre vrayement il est assez
avancé, si mon cher père n'avoit pas des rats. Nous avons déjà un enfant de fait ; c'est toujours de quoy entrer en ménage.
LEANDRE
Je ne suis pas d'humeur à négliger un si grand avantage; néanmoins si Monsieur votre cher père veut encore faire le z'Olibrius, ça m'embarrasse morbleu, je voudrois qu'il fut pendu, je vous epouserois toute à cette heure.
Pour moi je pense tout autrement; je ne voudrois pas que cette bagatelle que vous dites fût arrivée à mon cher père.
LEANDRE
Qu'est-ce que ça fait, ça ne me dégoûte-
mit pas dava- us. Au fond, il faut
pour mijcr le bon-
! bien, sera-ce z'assez
Je biton.
Il faut le réserver pour le dernier, car ça • un peu contre nout. Jai peur que |C ne lui si iou
dé|a vout ■pourri
Ah mon cher l.iandre, si on illoit casser en deux notre z'hinu
rt nom d*un diable. ! M me
~*c: mais Miit sur la béic. on ne jn'c-.
.. taire d'Ar'.c :
"c perc, v:
i chiena dans le ruisseau.