‹ Théâtre des boulevardsChapitre 100 sur 156 · SCENE VIIL CASSANDRE, ARLEQUIN · texte numérisé non relu

SCENE VIIL CASSANDRE, ARLEQUIN

CASSANDRE

E suis transporté de joye, les nouvelles se confirment, mon cher ami, et je viens de causer au Luxembourg avec le compère

A mhassadeur. t bj

TEmpeigne notre Cordonnier, qui est un des premiers nouvellistes; il m'a raconté toutes Us nouvelles de Perse, le Roi a mis tous ses ennemis en capilotade, il leur a pris sur mer quatre cens mille hommes de Cavalerie, prisonniers de guerre, fait pour plus de quinze cens francs de butin, et tous les morts ont été blessés.

ARLEQUIN

Diantre ces morts-là souffriront beaucoup !

Il a empalé lui-même l'usurpateur. Al Ions, allons vite, vîte ma fille, que nous allions le trouver.

ARLEQUIN

C'est bien dit, il faut lui mener promptement, tandis qu*il est entrain d'empaller.

CASSANDRE

Tiens voilà la dernière feuille des nouvelles que je ferai ; fais en faire vîte des copies ; dans la joye où je suis je ne sçais ce que j'ai mis dedans.

ARLEQUIN

Voyons, vous aurez eu de la peine d'être plus sot qu*à votre ordinaire.

Arlequin lit la feuille des nouvelles à la main qui est faite sur le champ, ad libitum.

zbS Leandre

CASSANDltE.

Cela est mieux, va vite et fa?s moi veiSir Isabelle.

ARLEQUIN

Oui, Monsieur {à part) allons en- même temps chercher notre am>>ureux. Au diable les beaux Leandres, ce sont des gens qu'il faut toujours pousser par le cul.

Page 1