SCENE XVIL
CASSANDRE, ISABELLE
CASSANDRB à moitié yvre,
Js ne sçai ce que sont devenus Leandre et le cabaretier i mais après m'avoir entonné pinte dans le gosier, ils s'en sont en «fiez (à Isabelle.) Ah vous voilà, Monsieur Leandre, encore un petit coup, attendez-moi, parbleu mangez de cela si vous m'aimez.
ISABELLE à part.
Monsieur Leandre Ta bien pensé^ et si il n'a gueres usé son étrille.
CASSANDRE à Isdbelle.
Vous faites les choses avec une noblesse ^igne de la grandeur d'un homme qui sel'oit d'une qualité... tenez je ne bois que de leau, mais pour du vin cuit...
ISABELLE
Mon père redressez-vous.
268 Leandre
Taîsez-vous, petite fille, vous voudriez je crois apprendre à votre père à faire des enfans.
ISABELLE
On frappe à la porte, je m'en vais voir qui c'est. Elle s'en va.
CASSANDRE SCul,
Oui, qu'on apporte encore bouteille.
// chante.
Il ne faut qu'une croutelette pour boire cent brocs de vin.
ISABELLE revenant.
Préparez-vous, mon père, c'est le sot fils du Roy de Perse que vous envoya un Ambassadeur^ ils sont venus sur deux locatis»
et les voilà qui vont entrer.
CASSANDRE yvre.
L'Ambassadeur de Perse \ Je ne me sens pas de joye. C'est pour t'épouser ma fille, il t'épousera par son Procureur la cuisse dans le lit, et vive la joye.
ISABELLE
Qu'est-ce que vous dites, mon cher père, ne faites pas semblant d'être sou en présence de Monsieur l'Ambassadeur.
A mbassiuieur . 269