‹ Théâtre des boulevardsChapitre 121 sur 156 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

LEANDRE arrive, et sans parler marque sa surprise de ne point trouver IsaMle, et s'en va, ISABELLE arrive, fait le même Ja^^i et sort»

LEANDRE revient et dit.

Clle n

'y est pas...

// sort.

ISABELLE de même.

Il n'y est pas.

Elle sort.

3i6 La Mtre

I^EAITDRE.

C'est dans sté salle-ci qu'est notre rendezvous d'amour, où est-ce qu'elle s'est fourrée ?

Il sort.

ISABELLE

Où diable est mon Amant, se fiche-t-il les airs de me faire attendre.

Elle sort,

LEANDRE

Seroit-ce qu'elle seroit chez ce Marchand de Bière de Coignac.

// sort,

ISABELLE

Jarni, jarni, je me trouve la première au rendez-vous, mon Amant est bien grossier, bien niais, et même imbécile, de n*avoir pas t*ici pris le devant....

Elle sort.

Ils reviennent par une coulisse oppo»

sée, et se heurtent.

ISABELLE

Queu chien de front, queu front abominable avez-vous donc là. Monsieur, comme il est dur, quand vous seriez un bélier qui auroit quelques années de mariage.

rivale. 317

LBANDRB.

Excusez, Mamselle, c'est pourtant mon front drès jours passés^ c'est mon front de garçon, il est vrai que je Tai très-dur, à vot' service.

ISABBLLB.

Or ça^ mon Amant, à propos de dur; quand est ce que nous finirons de nous marier, ne vla-t-t'il pas t'au jour d'aujourd'hui Madame Cassandre, ma mère, qui s'y oppose, en sçayez-vous la raison.

LBANDBB.

Est-ce parce qu'elle croit que je suis boiteux (il marche en hoitant) dame tout le monde ne peut marcher droit, on ne peut pas avoir tous les talens, et pis si elle sçavoit mon excuse, ce n'est pas un présent de ma naissance, cela me vient d'une chute au moins .

ISABELLE

Je ne sçai pas si c'est votre Gambille qui Tarréte; mais elle ne veut point de vous pour son gendre, elle vous le dira.

LEANDRE

Queu diable faut-il donc à Madame Cassandre? peut-elle dire que je n'ai point d'es-

3i8 La Mère

prit? est-ce à cause que je n'ai pas de bien ; est-ce pour que je suis très-souvent malade; mais que lui faut-il donc; en vérité, Je ne vois pascequMl lui faut; quoi lui faut-il un Duc, un commis, un Prince.

ISABELLE

Tenez, j'entens ma mère qui gronde Janneton, parlez-lui vous-même, aussi bien n*ai-je pas déjeuné, j'ai là un reste de pâté avec deux bouteilles de vin, je ne vous en prie pas, vous avez t*affaire à ma mère, pour moi je m'en vas fluter.

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