‹ Théâtre des boulevardsChapitre 143 sur 156 · II · texte numérisé non relu

II

386 Leandre

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CA8SANDRS.

Vos raisons sont plattes comme Tépée de Charlemagne ; mofbieu n^épouseriex-^vous pas bien une veuve qui serbit demeurée enceinte d*un aposthume.

GILLES

Mais il y a bien de la dffférence, une fille n'est' pas dans robltgation d'être crosse comme une veuve.

LEANDRE

Je crois que cela est vrai.

ISABELLE

Pardi cela est bien sensible.

CASSANDRE

Voilà de beaux chiens de raisonnemens ; est-ce que tant qu'Isabelle a été fille, elle a eu autun compte à vous rendre de ses actions, morbieu elle auroit été grosse douze fois par jour, que vous n'aviez rien à y voir.

GILLES

Je conviens de cela ; mais imaginez donc que c'est ma seule répugnance d'épouser une grossesse la première nuit de mes noces.

LEAMDRB.

C'est avoir du cœur.

grosse. 387

ISABBLLS.

C'est avoir de resprit.

CASSANDRE

Eh bien corbieu ne Tépousez qu'après ses couches.

GILLES. -

Ma foi père, touchez là-dedans j'aime mieux n'être jamais cocu, que de l'épouser.

ISABELLE

C*est un honnête homme, il tient bon.

CASSANDRE

Retires-toi donc coquin, à qui une bagatelle de minutie fait briser les serments les plus authentiques ; ne parois jamais devant mes yeux, vous Leandre épousez ma fille ; pour vous punir je vous donne son consentement et ma malédiction morbieu, mais vous n'aurez que cela de dot...

// sort.

ISABELLE

Allons tâchez de l'appaiser pour le faire cracher au bassin, avant de ' passer notre mariage en face du Notaire.

388 l^eandre

Venez ma céleste, venez, je ne me soucie gueres de son bien,' pai toujours aù-dèssus de ma tête deux bonnes cent livres de rentes viagères qui ne sçauroient manquer à nos en fana.

LE

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