‹ Théâtre des boulevardsChapitre 29 sur 156 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

CASSANDRE, GILLES

CASS ANDRE

lEN-çà, mon ami, mon fidèle, mon bras droit, mon

GILLES

Tredame, je vous suis aujourd'hui bien des choses.

CASSANDRE

Cest que tu m'es d'un grand besoin ; je pars pour un voyage que je vais faire à la campagne des champs, et je te confie ma charmante Isabelle.

62 Isabelle double.

GILLES

Oui-da, Monsieur, je m'en servirai.

CASSANDRE

Non, ce n'est point ainsi que je Tentends.

GILLES

Eh bien, Monsieur, je la servirai.

CASSANDRE

Oui, mon ami, c'est comme çà.

GILLES

Morguienne il n'y a rien qu'à s'entendre, je la servirai la... tout comme Cassandre.

CASSANDRE

Mais garde-toi, sur les yeux de ta tête, qu'elle ne parle à pas un chat.

GILLES

C'est-à-dire , que vous ne voulez pas qu'elle coure le matou.

Oui, mon ami, c'est justement tout comme; mais de peur que tu ne sois trompé, ne la laisse parler à personne, c'est le plus sûr.

GILLES

Oui, Monsieur, elle ne parlera qu'à moi,

Isabelle double, 63

pardienne laissez faire à moi, nous allons bien jaser. Adieu Monsieur^ n*est-il pas vrai que vous allez voir votre oncle. Ah dame, il n^est pas jeune ce parent-là, n'estce pas ?

CASSANDRE

Adieu, te dis- je, je m^en vas tout attendri de quitter ainsi la charmante Isabelle qui m'aime si fort.

GILLES

Le v'ia donc parti ; voyons un peu à prendre de Tautorité de sur notre Maîtresse ; commençons, par prendre le ton, c'est toujours cela. Oh la , ho , Mamselle Isabelle.

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