‹ Théâtre des boulevardsChapitre 3 sur 156 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

LEANDRE, GILLES

GILLES

AHy ah, c'est vous notre fiilot, eh bien , Monsieur le beau Liandre, l'amour vous tient-il toujours comme la galle ?

Le Remède

LBANDRB.

Il est vrai de dire^ -Monsieur mon parein, que j'ai z'été toute ma vie très galant à l'envers du beau sesque, mais pour z'à présent, c'est la charmante z'Isabelle qui a le dessus.

GILLES

Eh, eh parguienne, vous voudriez bien lui faire changer de place.

LBANDRB.

Il est vrai que ça me viendroit comme Mars en Carême.

GILLES

Oui, mais vous ne sçavez pas que le bonhomme Cassandre a senti une culbute dans ses boyaux pour sa pupille, et qu'il en veut faire sa femme drès ce soir*

LEANDRB.

Ah cachez cela, mon cher parein, vous me mettez le désespoir tout par tout; j'avois pourtant bâti une furieuse machine de plai* sir dans mon amour, et vous faites tout tomber, mais cela se relèvera, car z'Isabelle sçait ce penchant qui m'entrafne sur elle, et ça viendroit z*à bien si vous vouliez nous aider.

à la Mode»

GILLBS.

Parguienne volontiers, je vais voir un ino« ment cette vieille sçavante, et je tâcherai de lui tirer quatre ou cinq vers du nez, après jMrai chez moi vous retrouver.

{Il frappe à la porte de Cassandre)»

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