‹ Théâtre des boulevardsChapitre 34 sur 156 · II · texte numérisé non relu

II

74 Isabelle double.

ARLEQUIN

Veux-tu parier chopine que ce n'est pas elle que tu as vue ?

Pardienne, je le veux bien.

ARLEQUIN

Tu Pattends ici, n'est-ce pas?

GILLES

Il faudra bien qu'elle y passe, ou que le diable l'emporte.

ARLEQUIN

Si tu la trouvesdans la maison, n'ai-je pas gagné ?

GILLES

Oui, t'as gagné.

ARLEQUIN

Va voir dans ta maison, je parie qu'elle s'y trouve.,

GILLES

Je te dis et je te douze que c'a est inutile; je sçais bien qu'elle n'y est pas. Allons mènemoi boire, car tu as perdu.

ARLEQUIN

Fais ce que je te dis pour voir, regarde seulement par le trou de la serrure.

Isabelle double»

GILLES après avoir regardé, Pardienne, cela est vrai, elle y est.

Eh bien, qu*en dis-tu ?

GILLES

Mais ce que j'ai vu, qu'est-ce que c'est r

ARLEQUIN

Voilà le hic. Conviens seulement que tu me dois une chopine.

GILLES

Nous verrons cela tantôt. Dis toujours.

ARLEQUIN

Isabelle a une petite sœur dont M. Leandre est amoureux, et c'est elle que tu as vu regarder la feuille à l'envers.

GILLES

A d'autres dénicheux de Maries ; allons ^'on ne m'en donne pas comme c'a à garder,

ARLEQUIN

Tu vas voir si j'ai raison, tiens-toi là seulement. Tu as bien vu ta Maîtresse dans ta maison ?

y 6 Isabelle double.

GILLES

Oui, pardienne, je l'ai bien vue.

oh, la, oh ! Monsieur Liandre, venez ici tout-à-Pheure, avec la petite sœur, montez dessus, et nous Tamenez.

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