‹ Théâtre des boulevardsChapitre 42 sur 156 · SCENE IL JEAN BROCHE, ISABELLE · texte numérisé non relu

SCENE IL JEAN BROCHE, ISABELLE

JEAN BROCHE

Isabelle, ma charmante.

ISABELLE à part,

Puis-je seulement deviser un moment toute seule i

JEAN BROCHE

OÙ êtes-vous donc^ mon incomparable ?

ISABELLE à part.

Diantre soit du vilain (haut), He bien ici, bon homme, qu'en voulez-vous faire ?

JEAN BROCHE

Je m'en vais te trouver.

ISABELLE à part.

Le beau premier qui se présentera pour avoir mes amours, foi de fille d'honneur, il les aura : qu^il en vienne, et nous verrons beau jeu.

JEAN BROCHE

Pourquoi donc quittez-vous la maison de votre cher époux ? Pourquoi, ma mignonne, vous levez-vous si matin i

Magicien, ^ 91

ISABELLE

Parce que je ne fais que dormir avec vous.

JEAN BROCHE

Vous aurez le teint bien plus reposé.

ISABELLE

Je me soucie vraiment bien de mon teint, il y a bien d'autres besognes à retourner à une nouvelle mariée.

JEAN BROCHE

Hé bien, ma mie, nous les retournerons.

ISABELLE

Hé quand ? la semaine des trois jeudis.

Laissez-moi m'en aller.

JEAN BROCHE

Où voulez-vous aller comme c'a toute seule ?

ISABELLE

Je veux tantôt aller au bal chez le Maître à danser du quartier.

JEAN BROCHE à part.

Ne seroit-ce pas plutôt chez une Maîtresse, répéter le branle du cul ? [à haut) Non, je vous dis que je ne veux pas que vous alliez au bal. Quoi faire i ricaner, babiller,

g2 Leandre

frétiller des fesses et des pieds. Je ne veux pas absolument que vous y alliez au bal, moi.

ISABELLE

Et je vous dis, moi, que j*irai.

JEAN BROCHE

Si je prends mon bâton.

ISABELLE

Prenez, prenez, vous ne sçauriez prendre autre chose.

JEAN BROCHE

Adieu, je rentre, car je me mets tout en feu.

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