JEAN BROCHE, LEANDRE, GILLES
JEAN BROCHE
\Js y va, qu'est-ce ?
GILLES
Monsieur, c'est un Marquis qui n'est pas Gentishomme.
LEANDRE
Monsieur, n'écoutez pas ce valet ; il se donne des airs d'Arlequin, qui ne lui vont
96 Leandre
point du tout, le nôtre est enrhumé^ et ne jouera point d*au jourd*hui.
JEAN BROCHE
Eh bien, Monsieur, qu'ya-t-il, que voulezvous de vot' petit serviteur Jean Broche.
LEANDRE
Monsieur, vous faire la révérence,
GILLES
En recevoir une de vous. Allons, bras dessus, bras dessous.
LEANDRE
Faire connoissance avec vous.
JEAN BROCHE
Ah, Monsieur !
GILLES
Faire connoissance- avec Isabelle.
LEANDRE
Vous offrir mes services.
JEAN BROCHE
Ah, Monsieur!
Vous offrir la Cour des aydes.
Magicien, 97
LEANDRE
Et profiter d*un voisinage comme le vôtre. ~
GILLES
Nous voulons avoir tout commun, dame, nous sommes de bons voisins, nous autres.
JEAN BROCHE
J'y consens de bon cœur. La compagnie console quelquefois des chagrins domestiques. Je me suis marié depuis peu.
LEANDRE
A.vez-vous deft enfans ?
GILLES
Oui, si les enfans se faisoient à coups de langue, Monsieur en auroit beaucoup.
JEAN BROCHE
Non, mais une jeune femme.
LEANDRE
De bonne humeur, sans doute ?
JEAN BROCHE
Non pas trop, elle est souvent sérieuse ; je fais cependant ce que je puis pour Tamuser.
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ds^ et qui par conséquent rend les fèci* jsde bonne humetir.
JKUff BKOCHE.
Rien n'est en effet plus propre pour les ;ayer ; mais où loge-t-il , Monsieur r Ne
>urrois-îe point le voir? je suis Terd encore, - me porte bien; cependant, j'avoue que aurois grand désir de lui parler.
Je m'en vais le chercher, il est de mes imis, dans un moment, je tous rameneni ; ittendez-moi ici.
GIIXBS.
Adieu, Monsieur, nous allons tous chercher de quoi vous enchanter.
LEANDaE.
Non, demeure ici. Adieu, Monsieur.