‹ Théâtre des boulevardsChapitre 57 sur 156 · CASSANDRE, ISABELLE, LE CHARBONNIER · texte numérisé non relu

CASSANDRE, ISABELLE, LE CHARBONNIER

CASSANDRE

\TOus sçavez, mon compère, tout ce qui a été dit entre nous; ainsi nous n'aurons point de dispute, mais il faut auparavant voir si »a marchandise vous convient.

i38 Blanc et Noir.

LE CUARBONjfIBR.

C'est parler comme la Préface, Monsieur Cassandre^ mais l'honneur de vot* alliance.

CASSANORE*

Tenez, la v'ia; dame, ça n'est ni tortu, ni bossu.

LE CHARBONNIER

Ne vous mettez pas en peine^ je la ferons marcher dru.

CASSANDRE

J*ai lieu de croire que vous en serez content, et qu'elle vous le rendra bien. Isabelle, approchez^ saluez Monsieur.

ISABELLE criant.

Ah! {Elle s'enfuit, Cassandre et le Charbonnier courent après elle.)

CASSANDRE

Mais à qui en avez- vous donc, petite fille, de courir comme c'a .'

ISABELLE

Mon cher papa, c'est que j'ai peur.

CASSANDRE

Et de qui ?

Blanc et Noir, 189

ISABELLE

Du diable, mon cher papa.

Elle est comtne ça joviale, je suis bienaise que vous la voyez dans sa belle humeur.

LB CHARBONNIER

En vérité, Mamselle....

ISABELLE

Ah, ah, je suis perdue, le diable me parle.

LE CHARBONxNIER.

Mais, Mamselle, si vous vouliez.

ISABELLE

Ah, père dénaturé, qui veut comme c'a donner sa fille au diable! vous êtes un sor* cier, Monsieur Cassandre; â, que cela est vilain à votre âge! J^irai faire ma plainte à la Justice tout à stheure.

CASSANDRE

Moi sorcier! moi, mon compère? hélas!

tout le monde sçait ce qui en est.

LE CHARBONNIER

Non, mon compère, vous n'êtes guères le maître cheux vous, à ce qu'il me paroît.

140 Blanc et Noir,

CASSAND&B.

Ah, que vous me pardonnerez. Vous allez voir, vous allez voir.

LE CHARBONNIER

Il n*en est pas besoin pour le présent, mon compère, j^ai quelques affaires au Port, je nous verrons toujours une autre fois, (à part). Mordienne, il y a queuque chose làdessus, c'a n'est pas naturel de me prendre comme c'a pour le diable.

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