‹ Théâtre des boulevardsChapitre 62 sur 156 · LE CHARBONNIER^ LE MITRON · texte numérisé non relu

LE CHARBONNIER^ LE MITRON

Comment ? Qu'est-ce à dire ï

LBANDRE.

Vous êtes curieux. Messieurs, j'entends bien. Je sçais ce que vous donneriez pour connoître ce qui fait que l'on a pris, vous pour le diable, et vous pour un esprit.

LE MITRON

Vous êtes dedans.

LBANDRE.

Croyez-vous ?

LE CHARBONNIER

A moins que d'être sorcier, on ne peut deviner plus juste.

LEANDRE

Kh bien, Messieurs, j'y suis donc^ et vous avez promis....

LE CHARBONNIER

Moi, un sac de charbon î

i^ BUntc et Noir.

LB MintOH.

J^ai dit que fe donnerois un 8ac de f«rine«

LEAMDRE.

C'est-à-dire, que votre affaire est dans le sac. Mais auparavant, dites^moi, Messieurs, ce que vous voulez faire à celui qui est la cause que Ton vous prend, vous pour le diable, et vous pour un esprit.

LE CHARBONNIER

Lui mesurer les épaules avec. un tricot de quatre pieds.

LE MITRON

Moi, je le veux seulement rosser comme tous les diantres.

LEANnas.

Vous ne lui voulez que c'a ï

LE CHARBONNIER, -

Non,

LE KITRON.

Pas autfe chose.

LEANDRB.

£h bien, Messieurs.... j'entends vot* affaire. Messieurs.... puisqu'il faut tout vous dire, mais vous me promettez le» deux sacs.^

Blanc et Noir» 149

LE CHAKBONNim.

Oui, j'en jure.

LE MITRON

Mol, yen donne ma parole.

LEANDRE

Eh bien, Messieurs, il n'y a qu'un mot qui serve. Vous voulez le sçavoir i

LB CSARBONNIBa.

Eh oui, vous dit-on.

LE MITRON

Pourquoi tant barguigner i

LEANDRE

£h bien, Messieurs, c'est vous.

[Us se battent, se roulent. Leandres'en va.)

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