CASSANDRE, LEANDRE, LE MITRON, LE CHARBONNIER
CASSANORE.
QUE je suis heureux, mon cher Leandre de vous avoir trouvé cheux nous pour les séparer!
LEANDRE
Allons donc, Messieurs, prenez donc garde à vous; si le Guet vient, vous irez, coucher au Chftteiet.
CASSANDRE
Eh, mes compères, mes bons amis> vous n^y pensez pas. Pourquoi vous accommoder de la façon ^
LE CHARBONNIER
Un diable!
LE MITRON
Un esprit!
LEANDRE
Comptez, Messieurs, que Thonneur et la pique n'en demandent pas d'avantage, et que vous devez être contens.
Blanc et Nwr, ^ i5i
CASfr&NDRE.
Mais qu'jiTez-vous donc tous les deux à rencontre Tun de Tautre.
LE CHARBONNIER
Mamselle z*Jzabelle aime mieux ce manan là que moi.
LE MITRON
Et non, c'est ce Gagne^ienier qu*elle veut avoir plutôt que moi.
CASSAMDRE.
Je vous entends bien^ car vous criez tous les deux comme un bâton qui a perdu son Aveugle. Mais au nom du diable qui vous assourdisse, je ne puis comprendre à qui vous en avez. Je vous jure, foi de Cassandre que la charmante z'Isabelle, ne veut ni de vous ni de lui.
LE CHARBONNIER
Allez, bon homme^ vous ne sçavez ce que vous dites.
CASSANDRB.
Mon compère, vous m^insultez.
LE MITRON
Je sçavons ce que je sçavons, et si je ne sommes pas marchands de savon, vieux fou.
i52 Bianc et Noir.
CAS8ANDRB.
Mon compère, vous me maltraitez: mais pour .finir la dispute. Hola, ma iille, descendez ici tout à stheure.