SCENE VIL LEANDRE, ISABELLE, ARLEQUIN
XBAMDRE sans Sterson chapeau,
MAMSELLEj Tadmiration de votre beauté a rempli mon cœur d'amour pour vos beaux ypux; et si vous avez du réciproque pour votre très-humble serviteur, il n'y a pas de plus t'heureux homme sur la terre^ que je le serois dans tout Tunivers.
ISABELLE
M<>nsieur, on ne sçauroit trouver z'un conaplînient avec de la fleurette plus galante ; et je vous dirai naturellement sans tourner
227 Cassandre
z^autour du pôt, que tant par rapport à votre magniere de parler z^avec de l'esprit, que pour à regard de votre corporance qui est bien bâtie, vous feriez t*assez, comme il me faudroit pour un serviteur; mais qui gni a qu'une petite minucie qui n'est qu-une bagatelle, c*est que je suis fâchée que vous ayez la galle.
LBANDRB toujours h chapcau sur la tête»
Mamselle je vous assure que je ne Tai plus, elle m^a quittée drès l'âge de seize ans. Ça serai beau vraiment z*à un Gentishomme d'être galeux.
ISABBLLB.
Monsieur, j'ai l'honneur de vous dire que j'ai vu par ma fenêtre que vous me reluquiez, et vous me faisiez les yeux doux ; je m^étois t'avisée qu'il y auroit dé la bienséance que j'eusse de Tamour pour vous, mais j'ai remarqué queuque chose qui ine rebrousse ma tendresse ; enfin si ce n'est pas la galle que vous avez, il faut que ce soit la teigne.
LEANORE le chapeau sur la tête.
Si c'étoît z'un homme qui me fit une pareille z'avanie, je lui couperois le visage; mais comme c*est vous, Mamselle, le respect que je dois t'avoir pour mes amours, ^t que je vous respecte.
aux Indes. ^23
ISABELLE /aiitfit/ la révérence à Leandre.
Adieu, Monsieur, âne je vous ai trouvé, âne je vous laisse.
ARLEQUIN
Mamselle, cela ne doit pas rompre le marché.
ISABELLE revient, et fait encore la révérence
à Leandre,
Ane je vous ai trouvé, et âne je vous laisse.
ARLEQUIN ritf et contrefait Isabelle*
Ane je vous ai trouvé, et^ne je vous laisse.