‹ Théâtre des boulevardsChapitre 98 sur 156 · LEANDRE, ISABELLE, ARLEQUIN · texte numérisé non relu

LEANDRE, ISABELLE, ARLEQUIN

ARLEQUIN

AH, ah, voici le chat bien près du fromage. Allons y Monsieur, tirez vos chausses; Monsieur Cassandre a défendu à Mamselle de dévisager les hommes; et tant que j'y serai, elle n'en Tdrra pas la queue d'un.

-LEANDRE

Sans que j*aî besoin de toi, tu seroîs un maraud à qui je donnerois vingt coups de plats d*épée z'au travers du corps. Mais mon cher z' Arlequin, il ne s'agit point de ça, et il faut que tu me serves dans mon amour.

ARLEQUIN

Est-ce que vous voudriez que je le fis à votre; place ?

LEANORS.

Tu ne m'entens pas; tiens voilà une pièce de douze sols pour acheter une petite fourberie pour achever le mariage que nous avons commencé Mamselle et moi.

ARLEQUIN

Votre mariage est commencé, Mamselle.

Amboêsadeur, ^bb

ISABELLE

Nous avons déjà par devers nous ce qu'il y a de plus principal, et puis Monsieur m*a fait écrire une promesse de mariage sous les charniers.

ARLEQUIN

Je vous entens, oh ça^ Monsieur, v'ia douze sols, promettez-m'en encore autant, je me charge de vous faire épouser Mamselle, et Monsieur son père si vous voulez.

LEANDRE

Pour Monsieur son père, ça ne se pourroit pas à cause de Palliance que j'ai t^avec Mamselle; mais Je me contenteray de la charmante z'isabelle.

Sôit d'abord, Mamselle, rentrez dtrns la maison^ car moi et Monsieur Liandre, nous avons à nous dire des choses, qu'il ne faut pas qu'une honnête fille entende.

ISABELLE

Ah je m'en vas vite, je ne sçais pas ce que je n'aimerois pas mieux faire que d'entendre des vilainies.

256 Leandre

Page 1