‹ Théâtre des salonsChapitre 50 sur 76 · XJ · texte numérisé non relu

XJ

Oui... non... c’est-à-dire...

YVONNE

Ah! prenez garde, voilà que vous dites oui et non, comme moi au couvent; mais je disais l’un ou l’autre, et vous dites tous les deux... Mais vous ne riez pas, est-ce que cela vous fait du chagrin?...

tE CHEVALIER.

Oui... j’en ai beaucoup... car, j’en suis sûr, maintenant, mon oncle nous empêchera d’être ensemble, et je regrette de vous avoir connue.

YVONNE

., Eh bJie" ! C’esttrès vilain< cela, Monsieur... Moi aussi, J ai eu du chagrin qnand vous m’avez refusée.

LE CHEVALIER

Àh! de grâce...

YVONNE

J’ai eu du chagrin, mais beaucoup, et cependant, je n’ai pas regretté un instant de vous avoir connu.

LE CHEVALIER

Yvonne, je ne sais quel charme s’attache à tout ce que vous dites; mais chacune de vos paroles me pénétré... m’enivre... et je sens que je vous adore, moi qui croyais ne pouvoir jamais aimer?

YVONNE

Vous avez donc essayé souvent?

Je l’avoue.

LE CHEVALIER

Eh bien! n’essayez plus.

LE CHEVALIER

Pourquoi cela?

YVONNE

Parce qu’il me semble que si je vous entendais dire

a une autre ce que vous dites là... cela me ferait beaucoup de peine. Tenez, rien que d’y penser, cela me fait mal ici...

LE CHEVALIER

Oh! ne craignez rien, Yvonne, je n’aimerai jamais que vous ; vous-sçrez mou premier-, -mon-seul "amour.

Il se met à genoux .

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