‹ Théatre du Figaro. Avec un rideau dessiné (volume 3)Chapitre 10 sur 74 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

iH bordi do là Seine» Crépusould. Landry tort d'un rMiaurant.

UMDRY. -- Ces cloisons de cabinets sont si épaisses i^ue je n'ai presque rien entendu de Isur converiatton. J'ai sdulemunt compris , au dessert, qu'ils se jetaient les

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plais et les verres par le visage. — Trois heures à table ! — Je ne répondrais pas de l'entière raison de Bourdensac. Le voici.

DE nouRDENSAG, à la femme quil accompagne, — Eh bien! quoi? puisque je te dis que j*ai tort, Mélanie.

MÉLAifiE. ^ Vous êtes un manant !

LANDRY, a V écart. — Comme il est enflammé ! cela le défigure absolument. Qui dirait pourtant que c'est là une des colonnes de la finance ! (Une trotipe de canotiers aboi*de au rivage.)

DE BOORDENSAG, les apostropluint . — Ohé! tas de goujons ! marins de poêle à frire !

hélânie. — Tais-toi donc, tu vas t'attirer une querelle.

UN canotier, s avançant, — Monsieur, est-ce, par hasard, à nous que vous vous adressez?

de bourdensag. — Et pourquoi pas, Jean Bart? C'est donc carnaval toute Tannée le long de la Seine?

MÉLANIE, à part, — Ah ! il commence à m'ennuyer, ce Chinois ! Ha foi, je le plante là. (Elle s'en va. Un groupe se forme autour de Bourdensac,)

LANDRY. — L'imprudent! Comment le tirer de ce mauvais pas?

BOORDENSAG. — Vous? ah bcul oui... venez-y donc... Je me f...ich6 de vous tous comme d'un hareng saur. (Brouhaha,)

LANDRY, survenant, — Monsieur a raison. Et vous êtes

un drôle, vous, entendez-vous? (/{ frenà. un canotier et le secoue au collet. )

LE CANOTIER. — D'où soil-il, celui-là?

LA^DnY. — Monsieur, c*est avec moi d*abord que vous aurez affaire.

LE CANOTIER. — Soit, Car VOUS ètes le pins insolent... mais cela ne m'empêchera pas ensuite de régler le compte de monsieur.

LANDRY. — C'est ce que nous verrons. Voici ma carte.

i.E CANOTIER. — Voici la mienne.

LANDRY. — Je serai chez vous demain matin, monsieur.

LE CANOTIER. — Quand il vous plaira, monsieur. (// s éloigne avec sa compagnie. Chansons, se perdant petit à petit. Nuit close.)

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