ACTE 11^ PARTH; Î, UCENE IV
Waal hetOL l Moi je suis «m hoaiaie, aaxiame. Le nom d*Sei«oiife est scmvent pcu^té «Ums jna CuoiûUe. Par ie ciel J jUd des soldats ^lein oml vilk tt pleut ma «eignea* lie, «t j'en sois 'UB œoi'iaèiBe, «t je n'ai ^int lenoiine vendu, comme ce pauvre roi de Naples, mes bons cations d'artillerie au pape, v«tre saint père i
DOVA. UJCAEZIA.
Foos ▼DUS nepciilirez fde ces piKrDie&, oratisîeur. Vous oubliez qui je suis....
DOT AuraonsE.
Je sais fort bien qm Tonns êtes, mais je sais aussi où VOQS êtes. Vous êtes la fille du pape, mais vous n'êtes pas à Rome ; vous êtes la gouvernante de Spolette, mais vous n^êtes pas à Spolette ; vous êtes la femme, la sujette et la servante d'Alphonse, duc de Ferrare, et vous êtes à Ferrare 1
(Dona Lucr^a, toute pâle de terreur et de colère, regarde fixement le duc et reculé leatenient devant lui, jnsqu^à un fauteuil où elle ▼ient tomber comme brisée.)
•— Ah ! cela vous étan&e, vous «¥62 peur de moi, madame; JQsqu'ici c'était moi qui avais pear de vous. .J'entends qu'il en soit ainsi désormais, et pour commencer, voici le premier de vos amants sur lequel je mets la main, il mourra.
^ DOIfÀ LUCREZIA , d'une voix iaible.
Raisonnons an peu^ don Alpboaise. Si cet homme est celai qui a commis envers moi le crime de lèse-majesté, il ne peot être en même temps mon amant.,,.
BOH âlpuohbe.
Pourquoi non ? Dans un accès de dépit, de x^lère, de jalousie ! car il est peut-être jaloux aussi, lui. D'ailleurs, est-ce que je sais, mai? Je veuK iquc cet 4iaiiinie
meure. C'est ma fantaisie. Ce palais est plein de soldats qui me sont dévoués et qui ne connaissent que moi. Il ne peut échapper. Vous n'empêcheriez rien, madame. J'ai laissé à Votre Altesse le choix du genre de mort, décidez-Tons.
nONA LUCREZIA, se tordant les mains.
O mon Dieu ! ô mon Dieu I ô mon Dieu !
DON ALPHONSE
Vous ne répondez pas ? Je Tais le faire tuer dans l'antichambre à coups d'épée.
(U va pour sortir, elle lut saisit le bras.) DOUA LUCREZIA.
Arrêtez !
DON ALPHONSE
Aimez-vous mieux lui verser vous-même un verre de vin de Syracuse ?
DONA LUCREZIA
Gennaro !
DON ALPHONSE
Il faut qu'il meure.
DONA LUCREZIA
Pas à coups d'épée !
DON ALPHONSE
La manière m'importe peu. — Que choisissez- vous ?
DONA LUCREZIA
L'autre chose.
DON ALPHONSE
Vous aurez soin de ne pas vous tromper, et de lui verser vous-^méme du flacon d'or que vous savez? Je serai là, d'ailleurs. Ne vous figurez pas que je vais vous quitter.
Je ferai ce que vous voulez.
DON àLPHONSE.
Bautista !
(L'huissier reparait.)
— Ramenez le prisonnier.
DON A LUCREZIA
Vous êtes un homme affreux, monseigneur !