I.A RBIirE
Qu'en dites-vous? Oh! c'est le pins fombe et le plus îstux des hommes. Qii*«i dites -vous?
8I1ION REN4RD
Je dis, madame, qu'on voit bien que cet homme porte un nom en r.
LA REITCB.
Et vous êtes sûr qu'il va chez cette femme la nuit? vous Tavez vu?
SUfON RENARB.
Moi, Chandos, Clinton^ Montagu, dix témoins.
LA REINE
C'est que c'est vraiment in Ame t
. JOURNÉE II, SCÊIVE II. i8!^
SIBiOIf B3BNÂRD.
D'aillears la chose sera encore mieux proayée à la reine tout à l'heure. La jeune fille est ici, comme je Faî dit à Votise Majesté. Je l'ai ùàt saisir dans sa maison< cette nuit.
LA RSINE.
Mais est-ce que ce n'est pas là un crime suffisant pour lui faire trancher la tète à cet homme, monsieur?
SIMON RENARD
Avoir été éhez une jolie fille, la nuit? non, madame. Votre Majesté a fait mettre en jugement Trogmortonpour un fait pareil ; Trogmorton a été absous.
LA RBINS.
Tai puni les juges de Trogmorton.
aÎMON RENARD.
Tâchez de n'avoir pas à punir les juges de FabiaAi.
LA REINE
Oh I comment me venger de ce traître?
SIMON RENARD
Votre Majesté ne veut la vengeance que d'une certainemanière?
La seule qui soit digne de Bsoi.
SIMON RENARD
Trogmonon a été absous, madame. Il n'y a qu'un* moyen, je l'ai dit à Votre Majesté. L'homme qui est là.
LA REINS
Fera-t-il tout ce que je voudrai?
SIMON RENARD
Oui, si vous faites tout ce qu'il voudra.
i86 MARIE TUDOR.
LA REINE
Donnera- t-il sa -vie?
SIMON RENARD
Il fera ses conditions, mais il donnera sa vie.
LA REINS
Qu'est-ce qu'il veut, savez-vous?
SIMON RENARD
Ce que vous voulez vous-même. Se venger.
LA REINE
Dites qu'il entre, et restez par là à portée de la voix. — Monsieur le bailli !
SIMON RENARD y revenant.
Madame?....
Dites à mylord Chandos qu4l se tienne là, dans la chambre voisine, avec six hommes de mon ordonnance, tout prêts à entrer. — Et la femme aussi , toute prête à entrer. — Allezy
(Simon Renard sort.) LA REINE, seule.
•— Oh ! ce sera terrible 1
(Une des portes latérales s'ouvre. Entrent Simon Renard et Gilbert.)