ACTE I, SCÈNE III
PHOEBUS
Vous plalt-elle !
(La Esmeralda prend Técharpe et s*cn pare.) LA ESMERALDA.
Qu'elle est belle!
PHOEBUS
Un moment !
(n s'approche d'elle et cherche à Tembrasser.) LA ESMERALDA, recalant.
Non, de grâce !
PHOEBUS , qni insiste.
Qu'on m^embrasse!
LA ESMERALDA, reculant tonjoars.
Non, vraiment!
PHOEBUS, riant.
Une belle Si rebelle, Si cruelle !
C'est charmant.
LA ESMERALDA
Non, beau capitaine,
Je dois refuser.
Sais-je où Ton m'entraîne I w
Avec un baiser? v g
PHOEBUS* I
Je suis capitaine, | h
Je veux un baiser ; Ma belle Africaine, Pourquoi refuser?
PHOEBUS
Donne un baiser^ donne, ou je vais le prendre.
22 LA ESMERALDA
LA ESMERALDA
Non, laissez-moi ; je ne veux rien entendre*
PHOEBUS
Un seul baiser ! ce n'est rien, sur ma foi !
LA ESMERALDA
Rien pour vous, sire, hélas l et tout pour moi I
PHOEBUS
Regarde-moi : lu verras si je t'aime !
LA ESMERALDA
Je ne veux pas regarder en moi-même.
PHOEBUS
L'amourj ce soir, veut entrer dans ton cœur.
L'amour ce soir, et demain le malheur !
(Elle glisse de ses bras et s'enfuit. Phœbus, désappointé, se retourne vers Qaasimodo, que les gardes tiennent lié au fond du théâtre.)
PHOEBUS
Elle m'échappe, elle résiste.
Belle aventure en vérité !
Des deux oiseaux de nuit je garde le plus triste : Le rossignol s'en va, le hibou m'est resté.
(U se remet à la tête de sa troupe, et sort emmenant Quasiraodo^) CHOEUR DE LA RONDE DU GUET.
Paix et vigilance !
Ouvrons, loin du bruit.
L'oreille au silence Et l'œil à la nuit !
(Ils s'éloignent peu a peu et disp:i ratissent.)