‹ Théâtre du Petit-ChâteauChapitre 112 sur 210 · DON CÉSAR, UNE DUÈGNE · texte numérisé non relu

DON CÉSAR, UNE DUÈGNE

LA DUEGNE , sur le seuil de la porte.

Don César de Bazan ?

(Don César, absorbé dans ses méditations, relève brusquement

la tète.)

Pour le coup !

(A part.)

Oh! femelle!

(Pendant que la duègne accomplit une profonde réTérenoe au fond du théAtre, il vient stupéfait sur le devant de la scène.)

Mais il faut que le diable ou Salluste s'en mêle!

i98 RUY BLAS.

Gageons que je vais voir arriver mon cousin.

Une duègne I

(Haut.)

C'est moi, don César. — Quel dessein?...

(A part.)

D'ordinaire une vieille en annonce une jeune.

LA DUÂ6NE. Elle fait ane révérence avec an signe de croix. Seigneur, je vous salue, aujourd'hui jour de jeûne. En Jésus Dieu le Fils, sur qui rien ne prévaut.

DON CÉSAR, à part.

A galant dénoûment commencement dévot.

(Haut.)

Ainsi soit-il I Bonjour.

LA DUÈGNE

Dieu vous maintienne en joie !

(Mystérieusement.)

Avez-vous à quelqu'un qui jusqu'à vous m'envoie Donné, pour cette nuit, un rendez-vous secret?

DON CÉSAR

Mais j'en suis fort capable.

LA DUÈGNE

(Elle tire de son garde-infante un hillet plié et le loi présente, mais

sans le lui laisser prendre.)

Ainsi, mon beau discret, C'est bien vous qui venez, et pour cette nuit même. D'adresser ce message à quelqu'un qui vous aime Et que vous savez bien?

DON CÉSAR

Ce doit être moi.

LA DUÈGNE

Bon.

La dame, mariée à quelque vieux barbon,

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