DON CÉSAR, DON GURITAN
DON GURITAN, du fond da théâtre.
Don César de Bazan?
(11 se retourne et aperçoit don Guritan et les deux épées.)
Enfin I à la bonne heure !
L'aventure était bonne, elle devient meilleure ! Bon dîner, de l'argent, un rendez- vous, — un duel! Je redeviens César à l'état naturel !
(Il aborde gaiement, avec force salutations empressées, don Guritan, qui fixe sur lui un œil inquiétant et s'avance d'un pas roide sur le devant du théâtre.)
C'est ici, cher seigneur. Veuillez prendre la peine
(Il lui présente un fauteuil. Don Guritan reste debout.)
D'entrer, de vous asseoir, — comme chez vous , sans gène.
Enchante de vous voir ! Çà, causons un moment :
Que fait-on à Madrid? Ah ! quel séjour charmant !
Moi, je ne sais plus rien ; je pense qu'on admire
Toujours Matalobos et toujours Lindamire.
Pour moi, je craindrais plus, comme péril urgent,
La voleuse de cœurs que le voleur d'argent.
Oh ! les femmes, monsieur 1 Cette engeance endiablée