‹ Théâtre du Petit-ChâteauChapitre 148 sur 210 · WAN · texte numérisé non relu

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Moi, Ton m'a dit, — la fable est un champ sans limite I -— Qu'échappé par miracle, il s'était fait ermite, Et qu'il vivait encor.

GONDICARIUS.

Plût au ciel ! et qu'il vînt Délivrer l'Allemagne avant douze cent vingt, J^.^^ C À-J ' Fatale année où doit, dit-on, crouler l'empire!

SWAIC.

Déjà de toutes parts notre grandeur expire.

HAQUIN.

Si Frédéric était vivant, — oui, j'y songeais,^ Pour nous tirer d*ici, nous, ses loyaux sujets, Il recommencerait la guerre des burgraves.

KUMZ.

Eh ! le monde entier souffre autant que nous, esclaves ; L'Allemagne est sans chef et l'Europe est sans frem.

HÀQUm.

Le pain manque.

GONDICARIUS.

Partout on voit, aux bords du Rhin, Le noir fourmillement des brigands qui renaissent.

KUNZ.

Les électeurs entre eux de brigues se repaissent.

HERMAZfN.

Cologne est pour Souabe.

SWAN

Erfurt est pour Brunswick.

GONDICARIUS.

Mayence élit Bertbold.

KUNZ.

Trêves veut Frédéric.

GONDICARIUS.

En attendant tout meurt.

HAQUm.

Les villes sont fermées.

SWAN

On ne peut voyager que par bandes armées.

KARL

Par les petits tyrans les peuples sont froissés.

TEUDON.

Quatre empereurs! — c'est trop. Et ce n'est pas assez! En fait de roi, vois-tu, Karl, un vaut plus que quatre.

KUNZ.

Il faudrait un bras fort pour lutter, pour combattre. Mais, bêlas I Barberousse est mort, — bien mort^ Suénon.

SWAN, à Jossias.

A-t-on dans le Cydnus retrouvé son corps ?

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