PARTIE I, SCÈNE VI
JOB , à Hatto.
Silence!
LE DUC GERHARD, k Job.
Excellence....
JOB, aa duc.
Qui donc ose parler lorsque j'ai dit : c Silence ! »
(Toas reculent et se taisent. Gorlois obéit et sort.) OTBERT, à part.
Bien, comte! — O vieux lion ! contemple avec effroi Ces chats -tigres hideux qui descendent de toi ; Mais, s'ils te font enfin quelque injure dernière. Fais-les frissonner tous en dressant ta crinière I
GORLOIS, renuant, à Job.
Il monte, monseigneur.
JOB y à ceax des princes qui sont restés assis.
Debout !
(A ses (ils.)
Autour de moi 1
(A Gorlois.)
Ici!
(Aux hérauts *et aux trompettes.)
Sonnez, clairons, ainsi que pour un roi !
(Fanfares. Les burgraves et les princes se rangent à gauche. Tous les fils et petits-fils de Job, à droite autour de lui. Les pertuisaniers an fond, avec la bannière haute.)
Bien.
(Entre par la porte du fond un mendiant, qui parait presque aussi vieux que le comte Job. Sa barbe blanche lui descend jusqu'au ventre. Il est vêtu d'une robe de bore brune à capuchon en lambeaux, et d*on grand manteau brun trôné; il a la tête nue, une ceinture de corde où pend un cliapelet à gros grains, des chaussures de corde à ses pieds nus. Il s^arréte au haut du degré de six marches, et reste immobile, appuyé sur un long bAton noueux. Les
pertuîsaniers le salaent de la bannière et les clairons dWe nouTelle fanfare. Depuis quelques instants, Guanhumara a repara à l'étage supérieur du promenoir, et elle assiste à toute la scène.)