‹ Théâtre du Petit-ChâteauChapitre 172 sur 210 · PARTIE II, SCÈNE II · texte numérisé non relu

PARTIE II, SCÈNE II

Tu m'as guérie, Otbert ; ami, tu m'as ravie A la mort. Défends-moi de Hatto maintenant !

OTBERT.

Régina, ma beauté, mon ange rayonnant.

Ma joie 1 oui, je saurai terminer mon ouvrage.

Mais ne m'admire pas : je n'ai pas de courage,

Je n'ai pas de vertu, je n'ai que de l'amour.

Tu vis ! devant mes yeux je vois un nouveau jour.

Tu vis 1 je sens en moi comme une âme nouvelle.

Mais regarde-moi donc I 6 mon Dieu ! qu'elle est belle 1

Vrai, tu ne souffres plus?

RÉGINA

Non, plus rien ; c'est fini.

Soyez béni, mon Dieu !

REGINA

Mon Otbert, sois béni !

(Tons deux restent un moment silencieoz, se tenant embrassés/ PiiU Régina s*arraclie des bras d*Otbert.)

Mais le bon comte Job m'attend. — Mon bien suprême 1

J'ai voulu seulement te dire que je t'aime.

Adieu.

OTBERT.

Reviens !

RÉGINA

Bientôt. Mais je cours, il m'attend.

OTBERT, tombant à genoax et levant les mains aa ciel.

Merci, Seigneur, elle est sauvée I

(Guanbomara apparaît an fond du tbéâtre.)

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