‹ Théâtre du Petit-ChâteauChapitre 179 sur 210 · PARTIE II, SCENE IV · texte numérisé non relu

PARTIE II, SCENE IV

(Baiisant la toîx.)

Mon donjon communique anz fossés du château ; J'en ai les clefs. Otbert, ce soir, sous bonne garde, ¥ous partirez tous deux. Le reste te regarde»

OTBBRT.

Mais..,.

JOB, souriant.

Tu refuses?

OTBERT.

Comte, ah ! c'est le paradis Que vous m'ouvrez!

JOB

Alors fais ce que je te dis.

Plus un mot. Le soleil couché, vous fuirez vite. J'empêcherai Hatto d'aller à ta poursuite; Et vous vous marierez à Gaub.

(Gaanhaiium, qui a tout eotendu, sort. Il prend leur bras à tous dent soos les siens et les regarde avec tendresse.)

Mes amoureux, Dites-moi seulement que vous êtes heureux* Moi, je vais rester seul.

RÉGINA

Mon père !

JOB

II faut me dire Un dernier mot d'amour dans un dernier sourire. Que deviendrai-je, hélas I quand vous serez i)artis ? Quand mon passé, mes maux, toujours appesantis. Vont retomber sur moi ?

(A Régina.)

Car, vois-tu, ma colombe.

Je soulève un moment ce poids, puis il retombe!

322 LES EURGRAVES.

(A Otbert.)

Guntber, mon chapelain, vous suivra. J'ai l'espoir Que tout ira bien. Puis vous reviendrez nae voir, Un jour. — Ne pleurez pas! laissez-moi mon courage. Vous ctes heureux, vous! Quand on s'aime à votre Age, Qu'importe un vieuxqui pleure? — Ah! vous avez vingt ans j 'Moi, Dieu ne peut vouloir que je souffre longtemps.

(11 •*arrache de leurs bras.)

Attendez-moi céans.

(A Otbert.)

Tu connais bien la porte.

J'en vais chercher les clefs, et je te les rapporte.

(Il sort par la porte de gauche.)

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