‹ Théâtre du Petit-ChâteauChapitre 2 sur 210 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

CLAUDE FROLLO, OXDPIN TROUBLLEFOU, puis LA ESMERALDA, puis QUASIMODO, — Les Truands.

chobur des truands.

Vive Clopin, roi de Thune ! Vivent les gueux de Paris !

Faisons nos coups à la brune, Heure où tous les chats sont gris.

Dansons 1 narguons pape et bulle.

Et raillons-nous dans nos peaux Qu'avril mouille ou que juin brûle La plume de nos chapeaux !

Sachons flairer dans l'espace L'estoc de Tarcher vengeur, Ou le sac d'argent qui passe Sur le dos du voyageur I

8 LA ESMERALDA

Nous irons au clair de lune Danser avec les esprits... — «- Vive Clopin, roi de Thune !

Vivent les gueux de Paris !

CLAUDE FROLLO, à part, derrière un pilier, dans un coin dn théâtre. Il est enTeloppé d'an g^and manteaa cpi cache son hahit de prêtre.

Au milieu de la ronde infâme, Qu'importe le soupir d'une âme?

Je souffre I ob ! jamais plus de flamme Au sein d'un volcan ne gronda.

(Entre la Esmeralda en dinsant.) CHOEUR.

La voilà ! la voilà ! c'est elle ! Esmeralda I

CLAUDE FROLLO, à part.

C'est elle ! oh ! oui, c'est elle!

Pourquoi, sort rigoureux.

L'as-tu faite si belle, Et moi si malheureux ?

(Elle amve au milieu du théâtre. Les truands font eerde avec admiration autour d'elle. £!le danse.)

Je suis l'orpheline.

Fille des douleurs, Qui sur vous s'incline En jetant des fleurs ; Mon joyeux délire Bien souvent soupire ; Je montre un sourire, Je cache des pleurs 1 Je danse, humble Elle, Au bord du ruisseau,

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