‹ Théâtre du Petit-ChâteauChapitre 3 sur 210 · ACTE I, SCÈ^E I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈ^E I

Ma chanson babille Comme un jeune oiseau; Je suis la colombe Qu'on blesse et qui tombe; La nuit de la tombe Couvre mon berceau 1

CHOEUR

Danse, jeune fille !

Tu nous rends plus doux.

Prends-nous pour famille.

Et joue avec nous, Comme l'hirondelle A la mei* se mêle, Agaçant de l'aile Le flot en courroux.

C'est la jeune fille, L'enfant du malheur .' Quand son regard brille, Adieu la douleur!

Son chant nous rassemble; De loin elle semble L*abei11e qui tremble Au bout d'une fleur.

Danse, jeune fille.

Tu nous rends plus doux.

Prends-nous pour famille, Et joue av^c nous !

CLAUDE FROLLO, à parU

Frémis, jeune fille ; Le prêtre est jaloux !

(Claude Teot se rapprocher de U Evneralda, qui M détonme de lui avec une sorte d^effroi. Entre la procession du pape des fous. Tor-

ÏO LA ESMERALDA.

chcs, lantcrnca et musique. On porte au milieu du cortège, sur un brancard couvert de chandelles, Quasimudo chape et mitre.)

CHOfiUR.

Saluez, clercs de basoche I Hubîns, coquillards, cagoax!

Saluez tous I il approche ; Voici le pape des fous ! •

CLAUDE FROLLO, apercevant Qaasimodo, s'élance vers lui

avec an jçeste de colère.

Quasimodol quel rôle étrange i O profanation 1 ici, Quasimodo !

QUASIMODO

Grand Dieu! qu'en rends-jc?

CLAUDE FROLLO

Ici, tedis-je !

QUASIMODO, se jetant an Las de la liiière.

Me voici!

Sois ana thème !

QUASIMODO

Dieu! c'est lui-même!

CLAUDE FROLLO

Audace extrême !

QUASIMODO

Instant d'effroi !

CLAUDE FROLLO

A genoux, traître !

QUASIMODO

^ Pardonnez, maître!

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