‹ Théâtre du Petit-ChâteauChapitre 49 sur 210 · DON SALLUSTE, DON CÉSAR · texte numérisé non relu

DON SALLUSTE, DON CÉSAR

DON SALLUSTE

Ah I yons voilà, bandit!

DON CÉSAR

Oui, cousin, me voilà.

DON SALLUSTE

C'est grand plaisir de voir un gueux comme cela I

DON CESAR, salaant.

Je suis charmé....

Monsieur, on sait de vos histoires.

DON CÉSAR , gradenseiiMiit

Qui sont de votre goût?

DON 8ALLUSTB.

Oui, des plus méritoires :

Don Charles de Mira l'autre nuit fut volé ; On lui prit son épée à fourreau ciselé Et son bufiQe, C'était la surveille de Pâques. Seulement, comme il est chevalier de Saint-Jacques, La bande lui laissa son manteau.

DON CÉSAR

Doux Jésus !

Pourquoi ?

DON SALLUSTE

Parce que l'ordre était brodé dessus.

Eh bien, que dites-vous de l'algarade?

DON CÉSAR

Ah 1 diable !

Je dis que nous vivons dans un siècle effroyable 1 Qu'allons -nous devenir, bon Dieul si les voleurs Vont courtiser saint Jacque et le mettre des leurs?

DON SALLUSTE

Vous en étiez 1

Eh bien, oui! s'il faut que je parle, J'étais là. Je n'ai pas touché votre don Charle, J'ai donné seulement des conseils.

DON SALLUSTE

Mieux encor.

La lune étant couchée, hier, Plaza-Mayor, Toutes sortes de gens, sans coiffe et sans semslle. Qui hors d'un bouge affreux se ruaient pêle-mêle^ Ont attaqué le guet. — Vous en étiez!

DON CESAR

Cousin,

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