ACTE II
PERRIN
Madame, on connaît les conciliabules qui se tiennent dans votre hôtel... Mais tenez ! là-dessous, si on perçait le plancher, on trouverait une presse qui, dans ce moment-ci, travaille peut-être. On sait tout. Je sors de l'assemblée populaire où vous venez d'être dénoncée... Oui, un apprenti que vous avez renvoyé...
LA CIIANGINESSE.
Eh bien, oui, monsieur, cela est vrai. Il y aune presse là-dessous, et voulez-vous voir son ouvrier?
(Elle désigne Blanche.) Le VOilà ! Et VOUlCZ-VOUS VOir BUSSi
des mains meurtries d'avoir porté des armes au château ?... Les voilà! Ah ! cela, peut-être que votre district ne le sait pas encore... Allez-y, Monsieur! Ce sera un beau trait de vertu révolutionnaire et qu'applaudiront vos amis, de dénoncer ces deux mains qui vous ont nourri !
BLANCHE
0 ma tante !
PERRIN
Laissez, Mademoiselle, laissez parler madame votre tante... Je ne serais pas digne d'avoir mangé votre pain si je n'avais pas le courage d'entendre, sans répondre, Tinjure qui me le reproche et me
le reprend de la bouche Un dernier mot.
Madame... Les dénonciations d'aujourd'hui seront, peut-être, mortelles demain...
LA CHANOINESSE
Demain!... Demain nous serons où seront nos maîtres.