‹ ThéâtreChapitre 40 sur 198 · SCENE YII · texte numérisé non relu

SCENE YII

MADAME MARÉCHAL, PIERRE

(Madame Maréchal s'assied sur le canapé, à droite, et fait signe k Pierre de s'asseoir,)

Ah ! madame, permettez-moi de vous faire mes compliments : j'ai rarement vu une aussi jolie propriété que la vôtre.

(Il s'assied.) MADAME MARÉCHAL.

Mon Dieu, monsieur, les affaires de mon mari le retenant ici toute l'année, nous avons arrangé notre petit coin pour nous y plaire... Nous avons mis le plus de fleurs possible : ma fdle les aime beaucoup. 11 y a de grands arbres qui nous enferment chez nous. Nous ne voyons pas du tout Paris : cela nous empoche de le regretter... Vous aimez la campagne, monsieur?

PIERRE

Beaucoup, madame... mais platoniquement... dans les tableaux.

MADAME MARÉCHAL

Monsieur votre frère est un tout jeune homme, à ce qu'on m'a dit?

PIERRE

On ne peut plus jeune, madame... et j'ai tout lieu de croire que cela durera...

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