ACTE IL
MADAME MARÉCUAL.
Monsieur...
PIERRE
Madame, je ne vous remercie pas... Mon frère vous doit la vie : moi, je vous dois la vie de mon frère...
MADAME MARÉCUAL.
Oh! mon Dieu... Mais, monsieur, cela ne mérite pas... vraiment... En pareil cas, la plus simple humanité... D'ailleurs, c'est mon mari... (Piene serre la main de M. Maréchal.) Et mOUsicur VOtrC frère CSt tOUt
à fait hors de danger? M. Maréchal me disait tout à l'heure qu'il n'y avait plus la moindre inquiétude à avoir.
PIERRE
Oh ! plus la moindre, madame. Il va même si bien que, ne voulant pas abuser de votre bonne hospitalité, il est en train de s'habiller pour venir prendre congé de vous. Son médecin lui a permis ce matin de partir.
M. MARÉCHAL
Partir? Mais il ne gône personne. Et puis il n'est pas si fort... Hier, pour être resté levé quatre ou cinq heures, il a manqué s'évanouir en se recouchant. Ce serait une imprudence . . . (ii remonte la scène.) Ah! il veut partir... Eh bien ! nous allons voir ça, sapristi! Je saurai bien le faire rester, moi.
(Il sort.)
7i HENR1ETT1-: MARECHAL.