PIERRE, PAUL
PIERRE, après avoir regardé sortir Henriette.
Tu te sens bien?
PAUL
Oui, très-bien.
(Il s'assied sur le canapé, à gauche.) PIERRE.
Enfin te voilà hors d'affaire, Dieu merci! Ah çà!
j'espère que tu vas être raisonnable, à présent. Un coup d'épée a cela de bon, quand il ne vous tue pas, qu'il fait de vous un homme. Mais à quoi penses-tu ?
Moi? à rien.
riERHE.
Tu as un air absorbé.
(Il s"assied sur le canapé, :i côté de Paul.) PAUL,
Mais non.
PIERRE
Gomment trouves-tu la jeune personne?
PAUL
Mais assez bien, il m'a semblé.
PIERRE
Assez bien !... Qu'est-ce qu'il te faut? Elle est charmante, cette jeune fille-là. Elle ne ressemble pas à ces poupées à ressort... Elle a un air aimant... quelque chose de doux et de profond...
PAUL
Oh! je l'ai si peu regardée... Est-ce que tu trouves cela amusant, les jeunes personnes, toi?
PIERRE
Mon ami, je commence.
PAUL, se levant.
Ah bien ! alors, j'ai le temps ! (Il se met à se promener lentement et semble chercher autour df* lui.)