PROLOGUE
L'illusion broyant les débris de son prisme,
Tous les moxas brûlants qu'applique à son ennui
La génération qui se nomme Aujourd'hui,
Mêlent leur note aiguë à l'étrange harangue
Dont la vieille Thalie entendrait peu la langue ;
Dialecte bizarre, argot spiritu
Où de toutes ses dents rit le rire actuel !
Si le théâtre est fait comme la vie humaine,
Il se peut qu'un vrai bal y cause et s'y promène,
Or donc, excusez-nous d'être de notre temps.
Nous autres qui seront des types dans cent ans.
Pendant que la parade à la porte se joue,
Le drame sérieux se prépare et se noue,
Et quand on aura vu l'album de Gavarni,
L'action surgira terrible. .
UN MASQUE, l'entraînant .
As-tu fini !
Théophile Gautier.