‹ ThéâtreChapitre 7 sur 198 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

L'illusion broyant les débris de son prisme,

Tous les moxas brûlants qu'applique à son ennui

La génération qui se nomme Aujourd'hui,

Mêlent leur note aiguë à l'étrange harangue

Dont la vieille Thalie entendrait peu la langue ;

Dialecte bizarre, argot spiritu

Où de toutes ses dents rit le rire actuel !

Si le théâtre est fait comme la vie humaine,

Il se peut qu'un vrai bal y cause et s'y promène,

Or donc, excusez-nous d'être de notre temps.

Nous autres qui seront des types dans cent ans.

Pendant que la parade à la porte se joue,

Le drame sérieux se prépare et se noue,

Et quand on aura vu l'album de Gavarni,

L'action surgira terrible. .

UN MASQUE, l'entraînant .

As-tu fini !

Théophile Gautier.

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