‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 15 sur 108 · SCÈNE II VERMASSE, L'APPRENTI · texte numérisé non relu

SCÈNE II VERMASSE, L'APPRENTI

VERMASSE, il revient s'assoir dans son échoppe.

A l'ouvrage, à présent. On en a sur la. planche !

L'APPRENTI, bâillant.

Alors on travaille, un dimanche ?

VERMASSE

Parbleu ! tu saisis l'à-propos !

Les dimanches n'ont plus de cloches, Et les sept jours plus de repos, Quand notre armée a besoin de galoches !

L'APPRENTI

Pourtant un jour de Saint-Voltaire?..

VERMASSE

Et les impôts, Crois-tu qu'on les paie en vidant des pots ?

(Ils travaillent. La rue commence à s*animer.) L'APPRENTI

Patron, on dit que le cortège Passe dans le quartier.

VERMASSE

Exact. C'est son chemin.

L'APPRENTI soupirant.

Beau temps !...

VERMASSE

L'Être Suprême en effet le protège !

L'APPRENTI

Dans quelle rue ?

VERMASSE

Ici. dans la notre, gamin, La vieille rue académique de La Harpe, Au bas du carrefour et sous la contrescarpe.

L'APPRENTI

Mais je ne verrai rien, alors !

VERMASSE

Eh bien ! et moi ?

Prends exemple sur mon civisme !.. Embète-toi Pour la Patrie !

L'APPRENTI

Alors chantons quelque chose ! Vous êtes Poète et c'est fameux, les couplets que vous faites... Tenez, celle avec quoi l'on tape sur les clous.

On m'a dit que le citoyen Méhul en est jaloux !

Ils chantent alternativement.

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