I .AROLIXE
Que veux-tu, Jérôme î L'Empereur a trouvé hier soir que le diadème manquait de pierreries, malgré les quatre rangées énormes de perles enlacées de diamants ! Il a donné l'ordre qu'on y ajoutât deux ou trois autres cabochons de la Couronne. Il n'y en a jamais assez pour elle !
JEROME
Tel qu'il était déjà, c'est à peine si elle pouvait le porter, et aujourd'hui elle a sa névralgie î
PAULINE
Il la charge comme un reliquaire ! La robe, à elle seule, en brocart d'argent massif, pèse une cloche. Et je ne parle pas des colliers, des bracelets, des boucles d'oreilles, et du fameux ruban de ceinture aux trenteneuf pierres roses !... Ce n'est pas difficile d'être belle, ou plutôt de le paraître, dans de pareilles conditions !
JÉRÔME
Toi, Pauline, tu l'es sans chemise !
PAULINE
Veux-tu bien te taire, Jérôme ! Qui est-ce qui t'a dit cela?
JÉRÔME
Borghèse d'abord, et des statuaires.
JOSEPH, à Louis.
Tu sais, Louis, si je suis philosophe ! mais que ton marmot, à Notre-Dame, ait sur moi le pas de préséance héréditaire, ça va faire rire toute la Corse !
LOUIS, à Joseph.
Que veux-tu, Joseph, le monde est renversé ! Je ne suis plus moi-même ici que connétable î... Une mascarade, ce sacre !
ÉLIS A. à. Louis.
Oh toi, tu bougonnes et tu bougonnes î II fallait imiter Lucien qui proteste par son absence !
LOUIS, à Élisa.
Merci, Élisa ! Mais Lucien n'est pas marié à Hortense, lui!