SCÈNE IX II Eli.MIMK. AGATHE, LOUISE
liKRMI.Mi:. à Louise.
Comment ! Est-ce qu'il est chez lui? A quelle heure est-il donc rentré?
loiïsi;
Je l'ai dit à madame, comme d'habitude.
iii:i;mime
Oh ! voyons ! Je suis allée chez lui, cette nuit, il était quatre heures. Je sais à quoi m'en tenir. Qui est-ce qui l'a ramené? Ce n'eskpas Bob, vous venez de le voir.
LOUISE
Cependant M. de Champoulay...
IILT.MIMK
Ah! je sais! Cet homme que j'ai vu sortir tout à l'heure et que vous m'avez donné pour un fournisseur... c'est lui! Oui, c'est lui. Il ramenait le comte. Comment s'appelle cet homme ?
L< il ISE, inconsciemment.
Je n'en sais rien, madame.
IILKMIMK
Vous voyez bien. Ce n'est donc pas un fournisseur. Son nom ? Vous ne lui avez pas demandé son nom ? Mais vous êtes folle !
LOUISE
Je le lui ai demandé, madame, mais il m'a répondu par une plaisanterie.
Mais votre devoir était de m'appeler.
LOUISE, doucement.
Non, madame.
Mais si ! Vous ne comprenez donc pas qu'il y a désormais un étranger qui sait ce qui se passe ici, qui connaît ma honte, qui a le droit de me plaindre. \ Agathe.) Ah ! tu arrives bien, ma pauvre Agathe !
AGATHE
Calme-toi, rien n'est perdu. Mais cet homme, Louise, il vous a parlé, il vous a dit quelque chose. Vous le reconnaîtriez ?
Il m'a dit qu'il avait sauvé la vie à monsieur, qu'il ' avait trouvé la carte de monsieur sur lui et que c'esl grâce à cette carte qu'il avait su son adresse.
Tu vois ! il sait mon nom ! Et je ne sais pas le sien ! C'est atroce !
AGATHE, à Louise.
Et puis?... Rappelez-vous.
LOUISE
Je crois avoir entendu... je suis bien troublée, madame... qu'il venait de faire soixante heures de chemin de fer.