‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 113 sur 135 · SCENE III ARIAS, RÉMI · texte numérisé non relu

SCENE III ARIAS, RÉMI

A Bastia !

ARIAS

Le jour où l'on embastilla Notre ami, le bon sens public prit une entorse. C'est la guerre, tu sais, la guerre avec la Corse !

ENGUERRANDE 285

Gaétan est perdu. S'il revient, il la fuit, Et la perd; il déserte un drapeau, s'il la suit. Apostat de l'amour, ou traître à sa patrie, Je vois des deux côtés sa probité meurtrie, Sauvons-le.

REMI

Qui ? Nous deux? Artistes que Platon Chasse de son banquet ! Toi, sorte de toton Lyrique, et moi, toupie harmonique qui ronfle Selon que l'on me fouette et que le vent me gonfle ? Tu rêves !

ARIAS

Nul ne sait ce que les Muses font De ces gens que l'on voit, l'araignée au plafond,

Parcourir la nature en attrapant des mouches !

Enfermons-nous : glissons nos pieds dans ces babouches,

Roulons lemaryland et le scaferlati,

Et laissons faire aux dieux, moderne Scarlati !

Souvent une chanson est banale ou niaise :

Mais un peuple la chante, et c'est la Marseillaise !

(Ils s'enferment pour composer.)

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