‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 5 sur 135 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes, AGATHE, VIIIANDOT, entrent.

Ma chère Agathe !

AGATHE

Ma sœur chérie !

(Elles s'embrassent.) HERMINIE, à Yirandot.

Soyez le bienvenu, mon cher Claude... Monsieur le

député ! (Elle lui tend la main.)

12 THÉÂTRE D'EMILE BÉRGERAT

VIRANDOT

Pourquoi vous êles-vous levée, Herminie ? Ce n'est pas une heure pour une jolie femme de sortir de sa corolle. Il fait nuit, mais nuit noire. Les réverbères brûlent encore.

J'avais hâte de vous voir, mes bons parents, mes meilleurs amis. Et la miochée, mes neveux, sont-ils bien portants, gros, gras et gais '.'

AGATHE

Ils sont tout cela, tes neveux, tu les verras dans un mois, lorsque nous serons installés à Paris. En attendant, je les laisse au bon air ! Broumm ! Quel froid ici !

Qu'est-ce que vous allez prendre .' Vous devez être éreinlés ?

Je vous l'avoue, je dors debout. Ce sont des wagons de Régulus que ces boites du Paris-Lyon.

AGATHE

Le sexe fort! le sexe députable ! nos maîtres !

Toi, tu es fraîche et rose.

VIRANDOT

Oh ! elle est Parisienne pur sang ! Elle dort en chemin de fer ! Une dépravée, quoi ! La voilà dans son élément.

IIERMIME 13

Es-tu jolie ! Tu me fais honle ! J'étais mieux que toi. Oh ! que je suis contente ! Mon cher Claude, allez vous reposer franchement. Louise vous conduira à votre appartement. Il est tout prêt.

VIRANDOT

Je vous demande une heure, pas davantage. Je suis trop bête ! J'oublie de m'informer des nouvelles de votre mari. Il va bien, Georges ?

Très bien. Mais il est comme vous, il lui faut ses neuf heures de sommeil. Excusez-le.

Bon ! laissez-le donc reposer. (Il sorl avec Louise.)

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